Brexit : tout change mais rien ne change


Never ending roadA tous ceux qui, comme moi, espéraient des gestes indiquant un changement d’orientation au sein de l’UE, les récents événements apportent un cinglant démenti.

Tout d’abord, force est de constater que, la période initiale de sidération passée, le couple franco-allemand (à moins qu’il ne faille l’appeler germano-français) est moins que jamais à l’unisson. Là où François Hollande semble vouloir accélérer la procédure de séparation afin de reconstruire (« quand on choisit de divorcer, c’est simple on se dépêche de quitter le foyer conjugal »), Angela Merkel préfère temporiser, par pragmatisme sans doute (pour protéger les relations d’affaires entre le Royaume-Uni et l’Allemagne), mais aussi, sûrement, par calcul politique (François Hollande ne serait sans doute pas le « bon » partenaire d’une reconstruction, compte tenu des échéances électorales  – à supposer que la chancelière ait un tel objectif dans son propre agenda).
Bref ! L’espoir d’une « re-construction » de l’Union à partir du couple franco-allemand s’éloigne.

De plus, si cette faute politique ne suffisait pas à doucher les espoirs de ceux qui espéraient un changement, la récente décision de la Commission de déclencher une procédure de sanctions contre les politiques budgétaires de l’Espagne et du Portugal vient a propos leur rappeler que l’espoir d’une plus grande solidarité entre les 27 reste utopique.
Certes les déficits de ces 2 pays dépassent les 3%  fatidiques (respectivement leere taschen5,1% et 4,4%). Alors même que le déficit cumulé de l’Union est sous contrôle et que le poids de ces 2 pays ne met aucunement en danger la stabilité de la zone euro, il ne faut surtout pas changer une politique qui perd.
N’oublions pas, en effet, que les plans d’austérité successifs imposés unilatéralement à ces pays par la Commission, sous la pression de l’Allemagne, ont produit des effets opposés à ceux qui étaient attendus (accroissement du chômage, de la précarité et… de la dette publique).
Bref ! L’unilatéralisme et la pensée unique ont encore de (très) beaux jours.

Alors oui, dans l’Union, rien ne change.

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Un commentaire pour Brexit : tout change mais rien ne change

  1. famillerobin dit :

    je crains que tu n’aies raison, et ça me navre 😦
    si tu ajoutes Barroso chez Goldman Sacks, ça brosse un tableau de l’Europe assez noir…

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