Les bons et les mauvais élèves de la toile africaine


Un intéressant article de Jeune Afrique sur l’impact du web en Afrique. Il résume une étude plus complète de la World Wide Web Foundation.

Il me semble évident que, à l’instar de ce qui se passe dans les pays développés, l’internetModern globe connections network design, vector illustration est un formidable outil au service de l’information, de la formation, du développement économique, voire même, on peut aussi l’espérer, de la « démocratie » (même s’il faut prendre ce terme avec précaution).

Elle est intéressante en ce sens qu’elle ne se limite pas à l’aspect quantitatif (le nombre de connexions), mais qu’elle relève les impacts notamment sur la gouvernance et l’économie. « Les gouvernements prennent-ils en compte les opinions exprimées par la population sur le web ? Internet est-il utilisé par les entreprises pour leur développement ? Le cadre législatif permet-il un libre accès de la population à la toile ?«

Est ainsi calculé pour chaque pays un intéressant « indice d’impact » qui permet de cartographier le continent selon un critère inhabituel.

On y découvre par exemple que « ce sont les pays touchés par le printemps arabe, comme l’Égypte et la Tunisie qui sont les mieux placés en ce qui concerne la prise en compte du web par la classe politique et les gouvernements. L’Égypte se classe ainsi à la 18ème place, derrière la Suisse (16ème) mais devant l’Islande (20ème) et l’Irlande (21ème), la Tunisie prenant quant à elle la 27ème position devant le Brésil et l’Italie. Les trois dernières places de ce classement thématique sont néanmoins occupées par des pays africains, le Zimbabwe fermant la marche derrière la Namibie et le Bénin. »

On y découvre également que « le Kenya a l’économie la plus connectée du continent : le pays s’y classe à la 26ème place, derrière le Portugal et la Pologne et devant la Tunisie (29ème) et l’Afrique du Sud (31ème). Loin devant les douze dernières places, où « s’illustrent » dix États d’ Afrique, dont le Bénin, la Namibie et le Maroc.«

Beaucoup moins encourageant, en revanche, l’état de l’écosystème institutionnel permettant l’accès au web (éducation, règlementation, niveau de censure, …).
Et l’Afrique est encore à la traîne en termes de nombre de connexions.

L’internet sera-t-il le booster du développement institutionnel et économique de l’Afrique ?

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Un commentaire pour Les bons et les mauvais élèves de la toile africaine

  1. Bertrand dit :

    Bonjour Bernard,
    Merci pour ce relais d’info. Fort intéressant.
    Il serait intéressant de faire une transposition dans l’entreprise : accessibilité, usage et impacts du système d’information de l’entreprise (l’intranet) ….
    Des boulevards d’études … !

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